dimanche 27 novembre 2011

Quand Mexique rime avec Magique

Premier post pour ce nouveau blog. Direction Xilitla (prononcer Chilitla ou Jilitla avec la « jota » espagnole). Xilitla se trouve dans l’Etat de San Luis Potosi, dans le centre du pays.

 San Luis Potosi





Situé au milieu de la jungle,  dans une région montagneuse et très fertile, ce coin un peu perdu, un peu loin de tout, ne serait pas connu du grand public si ce n’était grâce à un poète anglais, Sir Edward James qui tomba amoureux de la région au milieu du XXe siècle. Détenteur d’une grande fortune (sa famille était intime du roi Edward VII), il arrive au Mexique avec l’intention d’y trouver un Jardin d’Eden. Il porte son choix sur ce petit coin luxuriant ou il découvre le charme des orchidées (ainsi que le pouvoir du Peyote, j’y reviendrai plus tard…). Hélas, une gelée hivernale réduit à néant ses velléités jardinières. Attiré par le courant surréaliste, il décide donc de construire (ou plutôt de faire construire, en employant la main d’œuvre locale) un ensemble architectural pour le moins surprenant. Il l’appellera « las Pozas ». Cette ensemble est constitué de 36 structures toutes plus farfelues les unes que les autres ou le poète recevait ses amis surréalistes.





Las Pozas

Se balader dans ce complexe donne une impression étrange, une impression de ne pas bien savoir ou on se trouve, d’être un peu perdu, à la fois dans le temps et dans l’espace.  Par moments, on a l’impression de se retrouver dans un épisode de Lost, par l’incohérence apparente entre les structures, leurs formes, leur style, et l’endroit dans lequel elles se trouvent.








Autour du lieu gravite toute une sphère baba-hippy assez sympathique. Ces gens, souvent européens, vivent généralement de leurs gites ou ils reçoivent les touristes en quête de dépaysement.  





L'un des gites, mystico-hippy


L’endroit est vraiment particulier et les gens, comme souvent au Mexique, très accueillants.  Il faut toutefois regretter l’absence d’une autoroute digne de ce nom reliant Xilitla au monde « réel ». Car c’est bien une impression irréelle que le voyageur emporte avec lui. Des souvenirs flous, magiques, parfois meme mystiques si l’on goute au cactus local…Bref, Sir Edward a bien rempli sa mission de nous faire découvrir un Jardin d’Eden surréaliste. 











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